
La tisseranderie est l’un des plus anciens artisanats sur nos terres. Elle s’est développée sur les Balkans à la base d’un élevage très bien développé. Sur tout le territoire du pays il y avait des gros troupeaux de moutons. Les bergers bulgares passaient des énormes distances en cherchant de pâturage avec des troupeaux de plus de 5000 bêtes. Ils partaient des Rhodopes et allaient jusqu’à la Méditerranée.
Ils rentraient les troupeaux et commençaient la tonte des moutons. Ils obtenaient les matières premières de la laine. Le cycle technologique de la production des lainages commence avec le nettoyage des matières premières. En échauffant la laine dans de l’eau on élimine les graisse qu’il y a.
On fait sécher la laine au soleil et ensuite on la carde à la main écartant la paille et les épines dont il peut y avoir. On carde à l’aide d’un peigne ou ‘darak’ qui a deux rangées de longues pointes en fer. Après ces procédures on obtient les fibres de la laine en sorte de quenouille.
A dépendance du fil qu’on veut obtenir on connaît plusieurs manières à filler
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Pour le plus fin filage on utilise des quenouilles en bois. Pour le plus grossier, on utilise un rouet. Les plus fins fils servent à tisser des vêtements, et les plus gros à tisser des tapis, vestes etc.
Deuxième place de popularité chez nous prennent les tissus de chanvre (Canabis sativa) et dans les montagnes de lin. Le façonnage des deux matériaux est presque identique. On obtient les fibres des bois après quelques jours dans d’eau. On fait des petits snobes des tiges, on les sèche et on les tape jusqu’il nous reste les filaments de teille. Le processus continue par le cardage de la teille. De là on obtient les longues fibres(povesmo)de grand qualité(kadelia)et les courts fibres(caltchishta)de mauvais qualité(dreb).
Le coton est une nouvelle culture à comparaître. Sa plantation commence en 19ème siècle des territoires sud du pays. Pendant long temps on croyait qu’il n’est pas utilisable dans la tisseranderie à cause de ses fibres courtes. Au début du 20ème siècle on trouve le système du façonnage des tissus et on comprend que ce coton est de très bonne qualité.
Un autre métier liait à la production au textile bulgare est la magnanerie-éducation des vers à soie. La technologie de façonnage n’est plus différente que dans d’autres pays. Le tissu se fait du cocon qu’on élève dans des conditions familiales. A l’âge déterminer les vers à soie devient de chrysalide en cocon. Entre temps ils se nourrissent des feuilles du mûrier- arbre qui est bien répandu chez nous- jusqu’à la formation d’une capsule. Avant que les chrysalides se transforment en papillons on met les cocon dans de l’eau chaude où on obtient le premier fil.
Avant que le fil passe par le métier à tisser on la mesure. On mesure la longueur et la largeur du fil. Du fil de base on fait des pelotes mais le plus souvent on le bobine. L’unité principale dont on utilise pour toutes les machines de tissage est l’archine.