
L’argent est le matériau principal pour la fabrication des vases d’église pendant la Renaissance bulgare.
Les disques d’aumône, les veilleuses, les encensoirs sont souvent faits en cuivre ou bien de laiton et après sont argentés. Des orfèvres de Pazardžik de Plovdiv et Teteven fabriquent des ornements sur des disques en cuivre. De même matériau les maîtres de Trjvna d’Elena produisent des veilleuses.
Les vases d’église sont rarement faits des métaux précieux. Même dans les villages où la commerce est assez développée comme Samokov, Šumen, Veliko Tărnovo et Vraca l’or est utilisé dans des cas exeptionnels, par exemple pour dorer des évangiles, des croix, des ciboires, des petites cuillères pour donner la communion, des figures, des ornements ou bien des granules de filigrane.

Dès le Moyen Age tardif date la tradition d’ajouter des pierres précieuses et semi-précieuses dans la ferrure des évangiles. Les petits morceaux de verre sont prédominants. Pendant le 18e s. cette pratique fonctionne et contribue pour l’inspiration sacrale et l’image solennelle des vases d’église.
La technique même de travailler l’or, que ça soit avec de filigrane, d’émail ou d’autre reste sans grandes modifications à travers des années. De l’autre côté certaines méthodes évoluent assez pour qu’on puisse dater approximativement les différentes vases d’église.
Le filigrane avec de la granulation apparaisse en 17e s. On le trouve dans le disque d’aumône de Čiprovtci et sur les croix.
Le filigrane sans granules est représenté dans tous les centres de l’orfèvrerie. Il s’ajoute dans la décoration des ornements faits des fibres minces d’argent sur la base métallique des croix, des coffrets etc. Beaucoup des croix d’autels sont faites uniquement de filigrane en répétant un seul motif. Pour faire des croix dites ’’ échevelées ’’ le filigrane est superposé en 2 ou 3 couches en plein chaos sur la partie en bois.
Pendant le 18e s. l’utilisation d’émail continue d’être développée dans toutes ses formes.
Pendant toute la durée de Moyen Age et de la Renaissance bulgare la technique principale de l’orfèvrerie est le forgeage. En 19e s. on le fait fondre.
Les influences orientales dans l’orfèvrerie sont très nombreuses pendant les années entre 17e et 19e s. et on ne peut pas les dater correctement.
D’autres influences viennent de l’Europe occidentale. Les styles de Baroque, de Rococo etc. ne pénètrent qu’à travers d’une adaptation et transformation et son influence est plutôt indirecte.
Le concept de Baroque est intéressant comme synonyme de la culture urbaine en formation. Le Baroque affaiblie les liens avec l’héritage des villages patriarcales et l’art populaire. Li crée des différences remarquables entre le folklore et l’art officiel, mais dans la suite lui-même est folklorisé. La jeune bourgeoisie des commercent et des artisans commence d’exprimer des nouveaux goûts esthétiques et une besoin d’une mode de vie européenne, malgré la situation actuelle d’esclavagisme osman. Elle nécessite une réformation moderne de la vie. La besoin de l’art présentatif devienne assez remarquable bien dans la maison, bien dans l’église. De cette façon les vases d’église d’argent proposent une espace assez vaste pour les impressions de Baroque.
En même temps le Baroque est reconnu comme l’opposition culturelle des traditions musulmanes. L’européanisation corresponde d’un détour de conservatisme asiatique et d’une orientation vers une autre échelle des valeurs esthétiques et spirituelles. Ce processus n’arrive pas à dépasser entièrement les anciennes traditions.

Le Baroque dans l’architecture bulgare et l’orfèvrerie, reliée avec l’église, a ses positions les plus fortes en 19e s. et ça corresponde à son déclin en Europe centrale et occidentale.
A côté des motifs géométriques on trouve et beaucoup des représentations des branches, des fleurs et des fruits. On observe un rapprochement avec la Nature dans la décoration des nombreuses ferrures des évangiles, des veilleuses et des encensoirs de 19e s.
